MASCULIN 21 ANS *QUESTION 3. Je dois dire premièrement que je suis pas quelqu'un qui consomme beaucoup de produits en tant que tel : je suis pas un grand consommateur. Mais... j'aime beaucoup les livres, j'achète souvent des livres. Plus avant, maintenant j'ai un peu moins le temps de lire avec l'université. Mais avant je lisais vraiment beaucoup. Au niveau d'autres choses, j'aime aller au théâtre, au cinéma, ça c'est des choses que j'aime beaucoup. Puis les sorties aussi, entre amis, aller au restaurant, aller... je ne sais pas... sortir dans une discothèque, des choses comme ça. C'est surtout là-dessus que je vais consommer. Sinon, dans ma vie quotidienne, à part les nécessités, je suis pas quelqu'un qui va aller, qui va aller acheter beaucoup de choses. Je collectionne aussi, je fais une collection de masques. Alors, de temps en temps, quand j'en vois un que je trouve de mon goût, peut-être que des fois je vais l'acheter. Mais je suis pas quelqu'un qui va, qui va disons, avoir des pulsions d'achat soudaines. Ah oui ! Il me faut ça ! Puis de l'acheter sur un coup de tête, c'est pas quelque chose qui me frappe particulièrement. Des fois il y a des petites choses inutiles, des gadgets que j'aime bien, que j'aime bien acheter. Comme quand, je me rappelle, j'étais plus jeune, je suis allé plus souvent à New York au cégep, puis des fois il y avait des petites choses qui me plaisaient. Je me disais, pourquoi pas : une paire de lunettes rouges... quelque chose d'un peu excentrique que je ne retrouvais pas. J'aime ça trouver des objets uniques, que tout le monde aura pas. Des chose un peu plus spéciales. Ç'est quand, quand je trouve quelque chose comme ça, ça m'attire plus. Je suis allé en Italie aussi, ça c'était vraiment le fun pour ça, parce que là-bas il y a beaucoup de diversité, les magasins sont spéciaux, ils sont plus beaux selon moi, puis il y a vraiment une variété là-bas C'est plein de petits commerces... les gens produisent des choses vraiment plus disons faite sur mesure. Ce qui est le plus représentatif, moi je dirais, c'est ça, les restaurants, les sorties au restaurant, le théâtre, le cinéma, les discothèques aussi. Sinon, dans les produits tangibles, ce serait plus les livres. Pourquoi ces produits me représentent moi : bien je ne sais pas, je pense justement que c'est des produits, pour ce qui est des trois premiers dont je parlais là, c'est vraiment des sorties, c'est des choses qu'on fait en groupe avec des amis justement. C'est des choses que tu partages avec d'autres. Alors, à ce niveau-là, c'est quelque chose que j'aime justement. Ça permet d'être en contact puis c'est quelque chose aussi qui va te rester. Moi j'aime ça par exemple quand c'est la fête, je sais pas, d'une amie ou d'un ami, de l'inviter des fois au restaurant. Ça c'est... c'est un moment qui reste, au lieu de donner quelque chose que peut-être qui ne fera pas ou dont la personne fera pas usage, moi j'aime mieux que ce soit un moment qu'on passe ensemble. Moi je trouve ça, je trouve ça plus agréable. Puis, pour ce qui est des livres bien c'est quelque chose, moi j'aime beaucoup, j'ai toujours vécu beaucoup avec l'imaginaire, puis les livres ça l'a alimenté beaucoup. À ce niveau-là, c'est pour ça, pour ça que les livres c'est quelque chose auxquelles, à laquelle je tiens là. Puis, à chaque fois que j'ai l'occasion de prendre un livre... le temps, je le fait. Sur les masques, c'est vrai, c'est vrai, les masques... je ne sais pas... j'ai toujours eu plus d'attirance pour la partie sculpture dans l'art. La peinture, je trouve ça beau la peinture aussi, mais tout ce qui est sculpture, les masques, je ne sais pas pourquoi, ça m'attire particulièrement. Je sais pas, je trouve ça frappant, puis les expressions différentes aussi, de chaque masque. Chaque culture sa façon de faire les masques aussi : ça c'est vraiment ce que je trouve intéressant. Disons, un masque Grec bon, va ressembler plus à ce, à ce qu'on connaît dans la tragédie, tout ça, qui date de plusieurs centaines d'années. Puis disons il va y avoir des masques plus, plus primitifs disons, d'Indonésie des choses comme ça. Ça, ça aussi j'aime ça, j'aime la diversité là-dedans. Puis aussi on voit la culture qui transparaît à travers le masque. *QUESTION 4. Parce qu'il y a des symboles, bien justement, le théâtre tout de suite comme vous m'avez dit, bons on parlait du symbole, on a parlé d'exemple, tout ça, ça m'a fait penser vraiment au théâtre. C'est mes grands-parents qui m'ont amené pour la première fois. Encore aujourd'hui parfois j'y vais avec eux, alors à chaque fois que je vais au théâtre, dans le fond je pense c'est, c'est un peu grâce eux, alors ça me fait toujours penser à mes grands-parents dans un certain sens. J'étais tout petit là, puis je me rappelle ils m'avaient amené voir une pièce de ? ? ? Je vais toujours m'en rappeler je pense. Pour les autres choses, les livres ça me fait... j'ai vraiment... le comte de Monte-Cristo je pense, si j'avais à faire une association avec livres là, parce que je me rappelle, j'étais encore jeune quand je l'avais lu, puis c'est un livre qui m'a toujours marqué. Je l'ai relu par la suite puis c'est vraiment un des, c'est une trilogie, c'est un livre que j'ai adoré. Puis selon moi c'est vraiment le livre de mon, disons de mon enfance, adolescence. Je pense que c'est justement le passage entre l'enfance et adolescence, bien j'avais peut-être douze ans dans le temps, à l'époque où je l'ai lu. Puis, c'est ça, je l'ai relu plus tard. Puis, c'est vraiment ce passage-là, comme le passage peut-être, si on peut faire une comparaison, comme le passage dans la vie d'Edmond Dantès, qui était, qui devient prisonnier, puis après, qui s'échappe, qui arrive dans le grand monde. Bien c'est la même chose avec l'enfant qui s'échappe, qui devient adolescent, avec plus de responsabilités. Les masques, bien les masques ça me rappelle beaucoup la tragédie grecque. Mon premier masque que j'ai acheté justement, c'était en Grèce, dans un voyage en Grèce. Puis, justement j'ai toujours associé à ça, après çà même des masques qui avaient pas vraiment de liens avec çà, mais je repense toujours justement à ça, la tragédie grecque. Puis justement moi je faisais du théâtre quand j'étais jeune : peut-être que ça se recoupe avec çà aussi. Les sorties au restaurant, je sais pas si c'est un symbole, mais c'est associé beaucoup à récompense quand j'étais jeune puis que j'avais des bonnes notes à l'école. Alors, ça m'est resté. Au restaurant, c'est un moment privilégié pour échanger : ça j'aime bien aussi. *QUESTION 5. Je dirais qu'il y a quelque chose qui se recoupe parce qu'ils me diraient plusieurs des choses que j'ai mentionnées. Que ce soit au niveau des sorties au restaurant, au théâtre, au cinéma, à la discothèque, puis au niveau des livres aussi, je pense que c'est tous des moyens d'évasion un peu, que ça te permet disons de t'échapper du quotidien. Dans un sens, quand je prends un livre, comment je pourrais dire, je voyage dans une histoire. J'aime beaucoup les romans, que j'ai moins le temps de lire de ce temps-ci malheureusement, mais tu t'échappes dans quelque chose d'autre, puis ça c'est quelque chose qui m'interpelle beaucoup. Vivre à travers quelqu'un d'autre dans un livre aussi. La même chose au théâtre : tu vis à travers une autre personne. Au cinéma aussi, mais je trouve que le théâtre et livres c'est des façons plus personnelles, dans le fond, de vivre un sentiment. Bien, les cinémas, ça dépend des film : moi je dirais que je suis plus souvent déçu qu'autre chose. Au cinéma, c'est rare qu'il il y a un film qui va vraiment aller me chercher. Au niveau de la discothèque aussi, à chaque fois que je sors c'est vraiment pour m'éclater, faire la fête et tout. On arrive au niveau des masques, c'est peut-être des façons de sortir de de moi-même dans un certain sens. Puis, j'ai fait du théâtre dans ma vie pour ça : ça te permet de t'extérioser beaucoup à travers d'autres personnages. Parce que je crois qu'on a notre personnalité propre à chacun, mais on est tous capables aussi d'aller chercher d'autres choses en dedans de soi. C'est pour ça que les acteurs incapables d'incarner une variété de rôle rôles. C'est ce que j'aime beaucoup. Au niveau des restaurants peut-être aussi parce que... justement c'est une atmosphère privilégiée... peut-être pas, tu sortiras pas nécessairement de toi-même mais tu sors de ton milieu courant. Puis aussi l'atmosphère dans chaque restaurant est différente. Tu peux te retrouver soit dans un restaurant bruyant où tout le monde parle autour, puis un autre restaurant ça peut être bon une ambiance plus feutrée. Alors à ce niveau-là je pense que c'est quelque chose qui vient me chercher. Qu'est-ce que je peux rajouter là-dessus ? Bien les masques, j'ai toujours, je sais pas... les collections, quand j'étais petit je faisais une collection de sous, mais là je... plus tard je me suis dis c'est quoi là, faire des collections de sous. Pour moi ce que j'aimais quand j'étais petit, c'était les différentes pièces, bon tout ça. Différents pays, il y avait des gens, des amis de mes parents qui revenaient de voyage puis là ils me donnaient, ils me donnaient des pièces. Puis après justement, bien moi j'ai voyagé quand même pas mal dans ma vie, puis peut-être les masques c'était un moyen dans chaque pays de trouver quelque chose qui permettrait de me rappeler ces pays-là. Alors dans le fond les masques ça me rappelle un peu des choses que j'ai vues, des souvenirs de voyage dans le fond, puis qui me rapportent le pays avec moi. Ça, c'est ce que j'aime bien. *QUESTION 6. Quel genre de consommateur je suis ? Je suis pas quelqu'un justement, comme j'ai dit tout à l'heure, qui consomme beaucoup de biens physiques, tangibles : soit des vêtements, des CD, des choses comme ça. De temps en temps, mais pas trop fréquemment. Je suis plus quelqu'un qui aime dépenser dans les sorties : restaurant, des choses comme ça, cinéma, théâtre... Au niveau de... j'ai quand même des goûts assez précis, je veux dire que je suis pas quelqu'un qui prend n'importe quel... qui mange n'importe quoi. Disons, quand je sors, j'aime ça, j'aime ça le faire bien sinon j'aime mieux rester chez moi. Je suis pas le genre à aller voir des films qui sont pas bons, juste pour dire que je vais aller voir un film. Ma dernière décision d'achat importante, je dirais... bon, c'est mon voyage à Québec, mon dernier voyage à Québec. Puis, comment la décision s'est prise... bien, j'avais un de mes amis qui était ici en visite. On voulait faire un voyage, parce que lui il était venu ici en échange à Montréal, ils avaient pas tout vu au Québec. Alors on s'est dit « il faudrait faire un voyage en quelque part ». Québec ça n'était pas trop loin, ce serait bien en voiture, alors on s'est dit « pourquoi pas une fin de semaine à Québec ? ». Ça me permettait de retourner à Québec, je n'étais pas allé depuis vraiment longtemps. On s'est dit « on va partir pour la fin de semaine ». Il n'y avait pas d'achat en tant que tel qui se faisait, avant d'arriver là-bas. Dans le fond, c'était plus la fin de semaine en tant que telle, c'est-à-dire l'hôtel, le restaurant puis les sorties aussi, des choses comme ça, les musées. Dans le fond, c'était une décision d'achat globale, c'est-à-dire que ça englobait tout ça quand on a décidé de partir. Par exemple l'hôtel : on a regardé les hôtels. Moi, j'ai voyagé quand même pas mal en Europe, puis chaque fois il y a des auberges de jeunesse, il y a différentes qualités d'hôtels par exemple. Je me disais... quand c'est pour voyager puis que tu passeras pas beaucoup de temps à l'intérieur de l'hôtel, c'est pas vraiment important selon moi d'avoir un hôtel de qualité extraordinaire. Par exemple, quand je suis allé au Maroc, c'était vraiment... il y avait des choses, des places où on a dormi, c'était vraiment pas cher n'est c'était pas vraiment super, disons. Alors d'abord on a trouvé un hôtel vraiment pas cher, mais très acceptable pour la saison à laquelle on se trouvait. C'était en automne, il n'y avait pas tant de touristes que ça à cette époque-là. De quoi ça avait-là ? Ça avait l'air comme... quand même... moi j'aime ça quand les gens te reçoivent dans un hôtel un et qu'ils sont sympathiques à l'entrée. Moi je trouve ça assez important que l'accueil soit sympathique, même si ce n'est pas le meilleur hôtel. Je pense que c'est important quand même d'avoir du service à ce niveau-là. Que la chambre soit quand même en bon état quand tu entres, c'est toujours mieux. Mais, j'ai remarqué qu'à chaque fois que quelque chose te choque à l'entrée, disons dès que tu arrives, ça te reste par la suite. Quelqu'un qui n'est pas sympathique, des choses comme ça, ça c'est le genre de choses que j'essaie d'éviter. Quand les gens ne prennent pas soin de toi, c'est la chose qui m'énerve le plus quand je vais dans un hôtel. Dans le fond je parle plus de l'hôtel que du voyage en général, mais c'est peut-être mieux comme ça, c'est plus ciblé. Je pourrais ajouter que je prends quand même en compte les besoins de ceux qui m'accompagnent. Quand j'étais en voyage, partout, disons les personnes qui m'accompagnent, j'essaie toujours de les accommoder le plus possible. Des fois il y a des décisions qui se prennent... je suis quand même quelqu'un qui va être assez accommodant de ce côté-là. Je ne suis pas quelqu'un qui va se soucier trop de l'endroit où on dort. Par exemple, j'avais un ami en Italie : lui, il ne voulait jamais coucher dans les auberges de jeunesse, ça l'écoeurait au plus haut point. Tandis qu'une autre de mes amies, quand on voyageait ensemble, c'était toujours les auberges de jeunesse, elle aimait ça. Moi aussi, parce que tu rencontres plus de gens. Mon ami, quand on est allés à Québec, lui, pensait à peu près la même chose que moi : puisqu' on allait visiter toute la journée c'était pas vraiment important la chambre d'hôtel. *QUESTION 7. Ce qui me vient le plus spontanément au fond, c'est Renaud Bray. Pourquoi Renaud Bray ? Ça toujours été proche, moi j'étudiais à Brébeuf à côté, puis après aux HEC. Ça toujours été la place la plus proche pour acheter des livres. C'est toujours là que je me retrouvais dans le fond. Peut-être à ce niveau-là il y a le fait qu'une habitude s'est créée d'aller là. Ce que j'aime là-bas c'est vraiment... c'est une grande librairie... c'est pas la plus grande mais disons j'aime la façon dont s'est disposé aussi. L'espace... il y a des améliorations que je ferai quand même mais c'est quelque chose que j'aime bien comment endroit pour aller regarder les nouveautés, les choses comme ça. Ça me fait penser à quelque chose que je vraiment aimé récemment. C'est chez Chapters : en haut ils ont fait un Café puis on peut lire en même temps. Ça j'aime vraiment ça. Dans le fond c'est peut-être... je dirais que c'est quelque chose qui m'a marqué puis que j'ai le goût de retourner là-bas. Je me sentais à l'aise. Tu te sens comme le bienvenu, tu t'assoie puis tout de suite tu peux, tu peux commencer à lire, tout ça. Il n'y a pas de gêne non plus. Tu peux consulter autant de revues que tu veux. C'est comme un petit, disons un petit monde... en état de suspension temporelle, parce que dehors tu vois les gens qui passent sur la rue et tout, puis l'agitation... puis à l'intérieur tout le monde est disons, plus relax, en train de boire son café ou son chocolat chaud. Moi c'est ça que j'aime bien, l'atmosphère aussi quand même assez détendue. Autant je peux être quelqu'un qui va chercher des certificats, des choses comme ça, il il y a des moments aussi où j'aime bien être en toute détente. Puis celle des moments comme ça je pense, quand je suis allé chez Chapters, que j'ai passé, que j'ai bien aimé. À ce niveau-là, c'est peut-être mieux que Renaud Bray dans le fond. Parce que Renaud Bray, tu regardes les livres, mais il n'y a pas l'ambiance qu'un Café... je trouve ça génial le concept de Café dans une librairie. Ça j'aime bien, un mélange des deux. *QUESTION 8. Réponse non enregistrée.